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FortyTwo

Tout ce que j'aurais aimé savoir avant de lancer mon agence web

Les outils, la méthode et les erreurs, tout est là, en accès libre.

J'ai 20 ans, je suis développeur fullstack à Lyon. J'ai lancé FortyTwo il y a 3 ans pour reprendre et réparer des projets web abandonnés. J'ai perdu 3 200€ sur un projet qui n'a jamais trouvé de client. J'ai un taf alimentaire à 15h/semaine à côté. Et je construis mon agence en prospectant porte à porte, commerce par commerce.

Cette page, c'est tout ce que j'utilise au quotidien, parce que quand j'ai commencé, personne ne m'a filé cette liste.

Ma stack technique

Les technologies que j'utilise pour chaque projet client.

Next.js

Mon framework principal pour tous les projets clients. Rendu côté serveur pour le SEO, routing intégré, performances optimales. C’est ce qui fait que les sites que je livre chargent en moins d’une seconde.

React

La base de Next.js. Ça me permet de créer des interfaces modulaires, chaque composant est réutilisable et maintenable. Si un autre dev reprend le projet après moi, il s’y retrouve.

Node.js

Pour tout ce qui est backend et API. Léger, rapide, et ça tourne sur le même langage que le front. Un seul langage pour tout le projet = moins de complexité.

Supabase

J’utilise Supabase sur tous mes projets clients. Ça remplace Firebase avec l’avantage d’être open-source, si le service ferme un jour, les données sont récupérables. Auth, storage, base de données, tout intégré. Et gratuit jusqu’à un volume très confortable.

Vercel

Déploiement en un clic depuis GitHub. Hébergement gratuit pour la plupart des projets. C’est ce qui me permet de dire à mes clients : 0€/mois de frais d’hébergement. Le site est à eux, sur leur compte.

TypeScript

Du JavaScript avec des types. Ça attrape les bugs avant qu’ils arrivent en production. C’est plus long à écrire, mais ça évite des heures de débugage. Tous mes projets sont en TypeScript.

Tailwind CSS

Du style utilitaire directement dans le code. Pas de fichier CSS séparé qui devient un chantier. C’est rapide à écrire, facile à maintenir, et cohérent sur tout le projet.

GitHub

Le code de chaque projet est sur le GitHub du client, pas le mien. Propriété totale dès le jour 1. Si je disparais demain, le client a tout. C’est non négociable.

Mes outils du quotidien

Ce que j'utilise tous les jours pour gérer l'agence et créer du contenu.

Obsidian

Mon deuxième cerveau. Chaque idée, chaque leçon, chaque contact, chaque erreur, tout est dedans. Organisé en dossiers par thème. Gratuit, en local sur mon ordi, pas besoin de connexion. Ma règle : si c’est pas écrit, ça existe pas.

Notion

Mon CRM de prospection. Chaque appel, chaque porte, chaque relance dans un tableau. Nom, date, résultat, date de prochaine relance. Sans ça, je perdrais des opportunités sans même le savoir.

CapCut

Mon outil de montage vidéo. Gratuit, rapide, suffisant pour du contenu quotidien. Je fais tout dessus, cuts, textes, transitions. Pas besoin de Premiere Pro quand tu postes tous les jours.

DJI Osmo Pocket 3

Ma caméra principale. Format poche, qualité pro. Je la prends partout, en prospection, en tournage contenu, en rendez-vous. Le meilleur rapport qualité/taille que j’ai trouvé.

DJI Mic 2

Le son fait 80% de la qualité d’une vidéo. Un bon micro change tout. Celui-là est sans fil, se connecte en un clic, et le résultat est propre même en extérieur.

Calendly

Prise de RDV automatique pour mes diagnostics gratuits. Le prospect choisit un créneau, je reçois la notif, pas besoin d’échanges de mails. Ça élimine les allers-retours.

Abby

Mes devis en PDF, envoyés le jour même de l’appel. Clair, structuré, prix fixe. Le prospect sait exactement ce qu’il paie et ce qu’il reçoit. Pas de surprise.

Comment je trouve mes clients

3 principes que j'applique chaque semaine.

1

Identifier les problèmes avant de démarcher

Je ne contacte jamais un prospect sans avoir trouvé un problème réel et démontrable sur son site. La semaine dernière, j’ai trouvé un site de commerce à Lyon avec des liens casino cachés dans le code source. Le gérant ne savait même pas. Quand je l’ai appelé, j’avais quelque chose de concret à lui montrer, pas un pitch générique.

2

Tracker chaque interaction

Chaque appel, chaque porte, chaque relance est dans un tableau Notion. Nom, date, résultat, prochaine action. Un prospect intéressé il y a 3 semaines, je sais exactement quand le relancer et ce qu’il m’a dit. Sans ça, tu prospectes à l’aveugle et tu laisses filer des opportunités.

3

Itérer la méthode, pas le volume

Au début, 100 commerces démarchés, 0 résultat. J’avais aucune méthode. J’entrais, une phrase, et le gérant me remballait. Aujourd’hui, c’est presque un jeu. La différence c’est pas le talent, c’est d’avoir tellement itéré que je sais qui cibler, quoi dire et comment le dire.

Ce que j'ai appris à la dure

Les erreurs qui m'ont coûté cher, pour que vous ne les fassiez pas.

Studink : -3 200€, 0 client

J’ai passé 3 mois à coder une app pour les tatoueurs. Design propre, code propre, tout marchait. Sauf que j’ai jamais validé si les tatoueurs en avaient besoin. Résultat : 3 200€ investis, zéro client. Leçon : ne jamais coder avant d’avoir trouvé des clients. Valider d’abord, construire ensuite.

L’audit gratuit filé au webmaster

J’ai fait un audit complet du site d’un prospect, sécurité, performance, SEO, tout documenté. Au lieu de bosser avec moi, il a transmis toutes mes infos à son webmaster actuel. J’ai donné gratuitement la solution, quelqu’un d’autre va l’appliquer. Leçon : un audit gratuit c’est un risque. Depuis, j’ai changé la façon dont je présente ma valeur.

200% d’efforts, 0% de résultats

Les premiers mois, j’ai prospecté comme un fou sans aucune méthode. Porte après porte, appel après appel, rejet après rejet. Je pensais que le volume suffirait. J’avais tort. C’est en analysant mes échecs, en changeant mon approche à chaque itération, que les résultats ont commencé à arriver. Le volume sans méthode, c’est du temps perdu.